Pièce pour 10 danseurs contemporains Création 2004 Après Nuit blanche et Allegoria Stanza, Abou Lagraa revient avec un chassé-croisé chorégraphique. Et toujours sa danse, fluide et foncièrement humaine. Abou a la Baraka. Si sa compagnie est ainsi nommée, ce n’est pas une plaisanterie car la chance sourit toujours à ceux qui y travaillent. Ancien assistant de Rui Horta, le chorégraphe pose ses valises à Bonlieu pour une création maison, visible également au Théâtre national de Chaillot en avril 2004. Défenseur d’une danse capable de réunir le plus grand nombre, Abou Lagraa aime les mouvements amples et empreints d’émotion. Il les cultive au rythme énergique de la danse urbaine. Il revient à Annecy avec une pièce sur la place de l’individu parmi ses semblables, servie par une compagnie renouvelée par d’excellents interprètes. Chacun dévoile son intimité et son unicité, mais peu à peu, les peaux s’apprivoisent , les corps se libèrent, les dialogues se tissent, les duos amoureux se forment. Le groupe prend forme et la danse d’Abou, ronde et généreuse, déploie ses belles formes.
Une articulation Abou Lagraa construit sa danse avec et pour ses 10 danseurs interprètes. L’espace de jeu proposé est ici une architecture autant physique que mentale. Traces au sol, lignes, plan de mur, miroirs délimitent et ouvrent un espace de cohabitation tracé pour les 10 interprètes. La danse articule l’affirmation des identités de chacun, les rencontres et les jeux de séduction amoureuse, le désir toujours présent d’être ensemble, d’appartenir au groupe mais aussi le frottement aux différences de l’autre, des autres. C’est un jeu du partage, de la mise en commun autant qu’une affirmation des individualités. Seules fenêtres à cet espace, les images projetées ou réfléchies par les miroirs renvoient aux visages, aux identités des danseurs. Cette pièce commencée à Tunis, puis travaillée à Annecy porte les traces de ce voyage, les accents orientaux se frottent à la rigueur de la construction chorégraphique. L’énergie développée est ici frictionnelle produite autant par ce qui réunit que par ce qui divise les corps et les groupes
Coproducteurs Compagnie La Baraka Bonlieu Scène Nationale d’Annecy Théâtre National de Chaillot La Coursive Scène Nationale de La Rochelle Le Centre National de Danse Contemporaine-Angers Et dans le cadre du réseau des villes : Bonlieu Scène nationale d’Annecy Maison de la Danse de Lyon La Rampe à Echirolles Avec le soutien de DRAC Rhône Alpes Conseil Régional Rhône Alpes La ville d’Annonay Avec la collaboration de Festival Rencontres Chorégraphiques de Carthage (Tunisie) Mécénat Caisse des Dépôts et Consignations,PARIS
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