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Création Mai 2012 – Abou Lagraa

Univers…l’Afrique

Pièce pour 8 danseurs (deux quatuors) Compagnie La Baraka - Ballet Contemporain d’Alger

 

Après le succès de «Nya», première pièce d’Abou Lagraa créée en 2010 pour les danseurs du Ballet Contemporain d'Alger dans le cadre du projet de Pont Culturel Méditerranéen Franco/Algérien, le chorégraphe a souhaité poursuivre cette aventure en associant des danseurs de la compagnie La Baraka et des danseurs du Ballet Contemporain d’Alger. 

 

 SYNOPSIS

 

"Univers…..l'Afrique" est un spectacle en deux parties :

 Première partie : interprétée par quatre danseurs de la Compagnie la Baraka.

 Seconde partie : interprétée par quatre danseurs du Ballet Contemporain d'Alger.

 

Pour parler de ses racines africaines et de l'amour, le chorégraphe a choisi comme fil conducteur la chanteuse Nina Simone. La Diva n'a cessé de revendiquer son africanité, elle a toujours eu ce besoin viscéral de retourner vers ses racines. C'est de ce besoin que le chorégraphe parle à travers le corps et ses transformations.    


Première Partie

A défaut de définir l'amour, tel un impressionniste, Abou Lagraa nous en propose une vision originale, par une multitude de rapports qu'il va créer, modifier, troubler. Le public est libre de s'identifier ici et là.

Il plante le décor grâce à quelques clefs aussi fortes que précises.

Deux couples africains, citoyens occidentaux, appartenant à deux générations (la trentaine et la soixantaine) et quelques-unes des plus belles "love songs" de Nina Simone.

Le chorégraphe rend hommage à la Diva. En effet, c'est avec évidence et profondeur que la voix, les rythmes de la chanteuse, font vibrer intensément les corps de ces quatre danseurs issus d'une double culture.

C'est pour souligner ce ressenti particulier qu'Abou Lagraa suggère une ambiance Cotton Club, enjouée, proche de celle du Music Hall au sens premier et noble du terme. En France, Nina Simone a souvent été cataloguée comme une chanteuse de variété  soul jazz, mais on oublie que Nina Simone, censurée, interdite, chante l'amour pour mieux exprimer sa négritude sans cesse menacée.

Il s'agit d'un voyage initiatique au sein de ce monde merveilleux mais terriblement fragile et multiforme qui unit les hommes et les femmes.

Avec ces quatre danseurs, Abou Lagraa nous raconte un bout de vie guidé exclusivement par l'amour, la plus vieille histoire, la plus révolutionnaire… Se dépasser afin d’atteindre l’idéal de plaire à l'autre pour s'aimer soi-même.


Seconde Partie

Abou Lagraa, en choisissant des danseurs algériens vivant en Algérie et en préservant l'expression hip-hop (cette culture festive mais également revendicative, issue des ghettos noirs du Bronx), annonce d'emblée sa volonté d'une introspection intime.

Il situe le propos sur celui des influences et ressentis pluriels. En effet, les racines de la danse rituelle reflètent la double identité de l'Algérie (Berbère - Arabe), dans laquelle la spiritualité fait partie de la vie quotidienne et la danse constitue une recherche d'harmonie entre le corps et l'esprit.

Ce quatuor est un voyage de sensations, où le chorégraphe utilise les différents changements d'état du corps de ses interprètes.

Au fil de la pièce, les corps très différents s’élancent, s‘entremêlent, se confrontent, se cherchent, s’affirment sans tabous ni complexe. Et Progressivement, les danseurs libèrent une énergie débordante, et en criant leur soif d'aventure vers le monde, il nous livre leur irrépressible aspiration à une circulation libre des hommes et des cultures.

Ce besoin les conduit à une transe, référence tribale mais également mystique à travers les tambours d’Afrique qu’on perçoit dans la musique. Par l'extase, l'âme se perd, mais aussi se réalise comme un être à part, qu'on sent s'opposer au monde ordinaire et se distinguer radicalement du corps.

L'une des chansons de Nina Simone illustrant cette partie, "Westwind", magnifique création de Miriam Makeba (citoyenne honoraire algérienne), nous parle ici d'unité des peuples.


 
 

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