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NYA
Création 2010 au Théâtre National d'Alger dans le cadre du pont Culturel Méditerranéen Franco - Algérien Diptyque pour 9 danseurs du Ballet Contemporain d’Alger Chorégraphie et Direction artistique Abou Lagraa Assistante artistique et Responsable pédagogique Nawal AIt Benalla-Lagraa
Abou Lagraa a obtenu le Grand prix de la Critique pour la meilleure chorégraphie de l’année (saison 2010-2011)
Première Mondiale Les 18, 19, et 20 septembre 2010 au Théâtre National d’Alger Première Européenne Le 26 septembre et le 2 octobre 2010 à la Biennale de la Danse de Lyon Première en Ile-de-France Les 8, 9, et 10 octobre 2010 aux Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux
A propos du spectacle
NYA, la première pièce du Ballet Contemporain d’Alger est le résultat d’un travail en binôme, celui constitué par Abou Lagraa et Nawal Ait Benalla-Lagraa, dans le cadre du Pont Culturel Méditerranéen.
La formation, le poumon du Pont Culturel Méditerranéen : d’après Nawal Ait Benalla-Lagraa
"La première année de formation, fut une aventure extrêmement enrichissante tant du point de vue humain que professionnel. Elle m'a permis de croire, à travers le succès de « Nya » et les progrès fulgurants des danseurs, au bien-fondé de la relation formation/création. Ma vision de la danse, à travers le programme pédagogique élaboré a partir de la spécifité des danseurs, ainsi que le choix de l'équipe de professeurs, s'est avéré totalement appropriée.
En 2010, en l'espace de 11 mois seulement, 5 mois encadrés par l'équipe pédagogique et 6 mois passés aux cotés des danseurs, j'ai pu vérifier qu'une véritable structure, physique et mentale, ainsi que de solides bases techniques avaient pu s'inscrire en eux. A partir de là, l'exigence de l'écriture du chorégraphe Abou Lagraa pouvait naître et s'exprimer. L'engagement grandissant des danseurs, et leur formidable capacité à apprendre, a créé en moi le désir de poursuivre et d'approfondir mon enseignement.
A partir des contraintes, naît la liberté...
Pour cela, le programme de l'année 2011 a continué à mettre l'accent sur l'enseignement technique, pour inscrire de manière durable les bases acquises en 2010. Des ateliers d’improvisations et de compositions ont permis aux danseurs de jongler entre leurs bagages de danseurs hip hop et leur nouvelle technicité contemporaine.
En 2011, j'ai assurée la formation en tenant compte de l'accompagnement artistique et pédagogique pendant les tournées de « Nya ». L'enseignement que je leur ai proposé, proche de l'écriture du chorégraphe, s'est inspiré aussi de mon parcours de danseuse. Il a puisé dans la rigueur de la technique classique (plié, dégagé, relevé), s'est articulé autour des fondamentaux de la danse contemporaine (l'espace, le temps, le poids, le corps et le flux) sans oublier le yoga, indispensable à la compréhension de la relation qui unit le corps à l'esprit.
Soucieuse de révéler des artistes singuliers et autonomes, il m'est apparu toujours fondamental de travailler en équipe, afin de multiplier les expériences, de diversifier et d'élargir le champ des connaissances.
Enfin, ce programme de formation me semble être le moyen de transmettre à ces jeunes interprètes, l’engagement du corps et de l’âme, le goût de l'effort et de la réflexion pour accéder, à l'état de danse et à la liberté.
Nawall Ait Benalla-Lagraa
"C’est en effet au travers de cette intense formation que Nawal Ait Benalla-Lagraa a su donner à ces jeunes danseurs issus de la rue, une liberté corporelle et une ouverture intellectuelle pour être disponibles à mon écriture chorégraphique et au processus de création lui-même, dans toute sa complexité et ses difficultés.
Grâce à cette ouverture artistique, porteuse d’espoir, et à leur enthousiasme exprimé, Nya, mot arabe signifiant faire confiance à la vie, m'est apparu ici comme un titre évident de sens. En effet, en Algérie, dès notre tendre enfance, nos parents nous transmettent ce mot qui est lié directement au divin et qui fait partie intégrante du vocabulaire de tous les jours.
Si quelqu'un porte en lui cette Nya, il va forcément transformer toutes les souffrances de la vie pour l'aider à exister, s'épanouir et donc s'ouvrir au monde. C’est bien là que ce Pont Culturel Méditerranéen prend aussi tout son sens. Car il offre à cette jeunesse d’aujourd’hui, les moyens d’imaginer, de créer et de donner au public une vision plus juste de ce qu’elle est.
Cette création est composée de deux pièces distinctes, chacune baignée par deux musiques représentatives de la mémoire collective française et algérienne : Le Boléro de Maurice Ravel et des Chants d'Houria Aïchi.
Et deux univers chorégraphiques s’y révèlent. Pour la première, mon choix est de mettre en exergue la singularité de chaque danseur dans une écriture hip-hop. Pour la seconde, mon désir est de parler de leur culture et de leur identité, faites de tradition et de modernité. C’est ainsi que danses et musiques permettent le voyage entre les deux rives de ce Pont méditerranéen.
Les voix envoûtantes d'Houria Aïchi et le Boléro de Ravel aux mélodies orientales enveloppent les corps des danseurs pour les emmener jusqu'à la transe."
Abou Lagraa
Production Compagnie La Baraka
Coproduction Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel Communauté de communes du bassin d’Annonay
Résidence La compagnie La Baraka est en résidence de production aux Gémeaux / Sceaux / Scène Nationale de 2009 à 2014
Soutiens du Pont Culturel Méditerranéen Ministère de la culture algérien Ministère de la culture français la Fondation BNP Paribas
La compagnie La Baraka est conventionnée par Ministère de la Culture DRAC RhôneAlpes Conseil Régional Rhônes-Alpes Conseil Général du Rhône
La compagnie La Baraka est subventionnée par La ville de Lyon
Mécénat Fondation BNP Paribas
La compagnie La Baraka est soutenue pour ses tournées internationnales par l'Institut Français
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