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LES PROJETS // Création Janvier 2013 : EL DJOUDOUR

Création janvier 2013 - Abou Lagraa

El Djoudour (Les racines)

Pièce pour 14 danseurs – Compagnie La Baraka / Ballet Contemporain d’Alger Abou Lagraa

Je dédie cette pièce à la mémoire de mon ami vidéaste et réalisateur Charles Picq (1952-2012)

Au Grand Théâtre de Provence -  Aix-en-Provence Dans le cadre de l’ouverture de
Marseille Provence 2013 / Capitale Européenne de la Culture

 


Autant qu’une étape artistique, cette création est une véritable étape de vie.

En 2008, à l’initiative de Nawal Aït-Benalla Lagraa, Abou Lagraa retourne en Algérie tenter d’y retrouver ses racines, son passé. Comme une évidence, les deux artistes décident d’y travailler, de s’y investir en concevant “le Pont Culturel Méditerranéen franco-Algérien” qui donne naissance au Ballet Contemporain d’Alger. De la rencontre avec ces danseurs de hip-hop, du travail aussitôt engagé avec eux (qui trouvera son aboutissement avec la création de Nya en 2010, puis celle d’Univers l’Afrique – tribute to Nina Simone en 2012), de cette (re)découverte du quotidien dans ce pays où il y a tant à faire, Abou Lagraa ne pouvait sortir indemne, lui si semblable, et finalement si diffèrent.

EL DJOUDOUR2©Dan Aucante

El Djoudour est la troisième création partagée avec ces danseurs algériens.

Pour cette création, Abou Lagraa est allé puiser son inspiration dans ses racines algériennes. Danseur, chorégraphe, occidental, français, maghrébin, il a voulu centrer cette création sur sa perception du corps dans la culture orientale. Ce rapport au corps de l’autre est marqué par la pudeur et le respect de l’intimité. Fortement marqué par la frustration engendrée par la séparation des corps entre les hommes et les femmes, Abou Lagraa donne à voir dans El Djoudour toute une gamme de rapports entre les deux sexes, loin des clichés habituels.

Le spectacle s’ouvre sur un espace nu figurant la place publique (« El Fada » en arabe) structuré par des portants métalliques qui délimitent l’espace des hommes et celui des femmes. Les tensions provenant de cette frustration de ne pas pouvoir partager le même espace, de ne pas pouvoir se toucher sont mises à jour, les corps s’apprivoisent, se confrontent, se libèrent, les lignes bougent, la sensualité se révèle.

EL DJOUDOUR9©Dan Aucante

Pour guider son processus créateur, Abou Lagraa fait référence à deux éléments fondamentaux de la culture orientale : l’eau (purificatrice du hammam, des ablutions) et la terre (celle d’où on vient, où s’ancre nos racines). Les danseurs sont comme protégés par l’eau et la terre, enveloppés dans un vêtement symbolique qui leur permet de se toucher enfin, en préservant leur pudeur et leur liberté. Toute la dimension fraternelle, généreuse et sensuelle de la culture orientale prend sens dans ce langage corporel qui est au centre du lien avec l’autre.

La danse dans El Djoudour, est imprégnée par le besoin omniprésent dans les créations d’Abou Lagraa de dévoiler l’ambivalence entre féminité et masculinité. A travers la confrontation des corps, la transformation des rapports, naîtra une danse de vertige trouvant son point d’ancrage dans l’énergie vitale du buste, donc du cœur. Un travail à la fois sur le corps articulaire et sur son enveloppe charnelle, sur le dedans et le dehors, un engagement du corps qui se veut total.

Ce travail corporel est accompagné par la musique subtile aux accents troublant composé par Olivier Innocenti et les chants de la cantatrice algérienne, Houria Aïchi. Ces collaborateurs précieux rejoignent cette quête aussi spirituelle qu’artistique, sans cesse poursuivie, celle de l’émotion juste et de la poésie des rapports humains.

Même si les racines algériennes du chorégraphe restent le point de départ de cette création, El Djoudour est un spectacle profondément tourné vers l’avenir et résolument ouvert à l’autre. Sur le plateau, les quatorze interprètes aux origines et aux horizons différents (Algériens, Marocains, Indiens, Français, Camerounais, Suédois, Comoriens) apportent métissage et mixité : le champ de vision devient universel, les corps sont nomades à l’image de notre société contemporaine.

El Djoudour est comme un miroir dans lequel on peut se regarder pour regarder et aimer l’autre.

Chorégraphie, scénographie et direction artistique Abou Lagraa

Assistante artistique, responsable pédagogique Nawal Ait Benalla-Lagraa

Interprètes Nawal Ait Benalla-Lagraa, Ali Brainis, Sarah Cerneaux, Nassim Feddal, Jocelyn Laurent, Oussama Kouadria, Bilel Madaci, Marion Renoux, Fanny Sage, Féroz Sahoulamide, Tanné Uddén, Angela Vanoni, Bernard Wayack Pambe, Zoubir Yahiaoui

Création lumières Nicolas Faucheux

Chants Houria Aïchi

Musique Olivier Innocenti

Durée 1 heure 10 sans entracte

Les dates - La production

Première mondiale
Les 16, 17, 18 et 19 janvier 2013 - Grand Théâtre de Provence - Marseille Provence 2013/Capitale Européenne de la Culture

Le 22 janvier  2013 - Le Théâtre*-  Scène Nationale - Narbonne 
Le 13 février 2013 - Maison de la culture - Amiens

Première en Ile-de-France
Les 5, 6, 7 avril 2013 - Les Gémeaux -  Scène Nationale - Sceaux 

Le 9 avril 2013 - Le Phénix - Scène Nationale - Valencienne   
Le 12 avril 2013 - La Coursive - Scène Nationale - La Rochelle
Les 18, 19, 20 avril 2013 - Le Théâtre National de Chaillot - Paris
Le 3 mai 2013 - Espace des arts - Chalon/Saône
9, 10, 11 juin 2013 - Holland Festival - Amsterdam - Pays Bas
8 et 9 juillet 2013 - Les Nuits de Fourvière / Département du Rhône - Lyon 

Production  Compagnie La Baraka

Coproduction

Grand Théâtre de Provence – Marseille Provence 2013 / Capitale Européenne de la Culture
Les Gémeaux - Scène nationale - Sceaux 
Théâtre national de Chaillot
La Coursive - Scène Nationale - La Rochelle
Holland Festival - Amsterdam 
Le Théâtre* - Scène Nationale de Narbonne

Soutiens du Pont Culturel Méditerranéen
Ministère de la culture algérien, Fondation BNP Paribas

Résidence
La compagnie La Baraka est en résidence  de production aux Gémeaux/Sceaux/Scène Nationale de  2009 à 2014

Résidences de création
Grand Théâtre de Provence  - Marseille Provence 2013/Capitale Européenne de la Culture
Conseil Général des Bouches du Rhône - Centre départemental de créations en résidences domaine de l'étang des Aulnes
Ness El Fen - Tunis (Tunisie)

Le spectacle est soutenu par la SPEDIDAM

 
 

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